Celt playlist

Une petite sélection de titre made in BZH

# Posté le samedi 03 octobre 2009 06:39

Gadget Playlist Deezer

Cette musique issue de la soudtrack de " 28 semaines plus tard" a inspiré bon nombre de mes fics....
Si vous êtes amateurs de frisson, que vous aimez les méchants virus qui transforment les êtres humains en monstre assoifé de sang, alors ce film est pour vous...

# Posté le jeudi 20 août 2009 16:09

Autre Blog!!!!

  Autre Blog!!!!
Voici à titre d'info mon nouveaux blog....
Il vient dedémarrer et j'avoue que quelques coms en plus ça ne serait pas de refus


http://irna-writter.skyblog.com

# Posté le mercredi 19 août 2009 12:41

Le Secret du Manhattan Café 5

♫Le Secret du Manhattan Café♪ 5

Une longue,très longue semaine
...
 
 
            Vendredi. Enfin la fin de semaine. Tous les membres de l'Unité semblaient d'accord sur ce point. Les tensions du début de semaine ne s'étaient guère apaisées. Elliot et Olivia ne s'étaient pas adressés un seul mot, ils durent même déléguer leur affaire à Fin et Munch. Refusant littéralement de se voir, les deux inspecteurs stars de l'Unité restèrent aux bureaux à trier de vieux dossiers.
 
            Fin se trouvait particulièrement gêné par la situation actuelle. Jamais il n'aurait cru que le fait de cacher qu'il aimait faire des scènes ouvertes le vendredi soir, nuirait autant à l'entente de l'équipe. Munch, lui, observait la situation d'un ½il attentif. A plusieurs reprises, il avait conseillé à Fin de parler à Elliot ou Olivia mais ce dernier était resté muet.
 
            Donc, après une semaine sous tension, enfin la pression se relâcha et Fin prit Elliot à part.
 
 
Fin : Ça va ?
Elliot : Oui. Disons que ça pourrait aller mieux.
Fin : Tout est de ma faute. Je suis désolé vieux. Je ne pensais pas que les événements prendraient une telle tournure.
Elliot : Ça va, ne t'inquiète pas. Olivia n'avait pas à s'emporter comme ça. Bon allez, on n'en parle plus. On se retrouve au bar dans une heure ?
Fin : Mais comment comptes-tu quitter les bureaux plus tôt ?
Elliot : Je vais demander à Cragen si je peux partir. Je vais bien trouver un bobard.
Fin : Je te suis.
Elliot : Ok.
 
 
            Les deux hommes se dirigèrent dans le bureau de leur supérieur sous le regard interrogatif d'Olivia.
 
 
Olivia : Les voilà copains comme cochons ces deux-là !
Munch : Liv, tu ne crois pas qu'il serait temps d'arrêter les hostilités avec Elliot ?
Olivia : Mêle-toi de ce qui te regarde Munch !
Munch : Quelle bonne humeur !
Olivia : Et bien si tu ne supportes pas mon humeur, rien ne t'oblige à rester là.
 
 
            Munch soupira et préféra se taire plutôt que de continuer à se faire envoyer bouler par une Olivia des plus insupportables. Quelques minutes plus tard, Elliot et Fin sortirent du bureau de Cragen. Elliot se dirigea vers son bureau afin d'y récupérer sa veste. Olivia lui adressa un regard des plus méprisants ce qui n'échappa ni à Fin ni à Munch qui semblaient vraiment désemparés par la situation actuelle. Elliot, la veste en main, n'attendit pas une seconde de plus et se dirigea vers la sortie accompagné de Fin.
 
 
Fin : Ça n'a pas assez duré ?
Elliot : On peut parler d'autre chose s'il te plait. Je suis de bonne humeur et je tiens à le rester.
Fin : Ok, c'est toi qui vois mec.
 
 
            Ils quittèrent ainsi les locaux et rejoignirent leurs véhicules.
 
 
Elliot : Bon, on se retrouve au bar d'ici une heure. Le temps que je passe chez moi prendre une douche et que je me change.
Fin : Ouais, ok. Mais attends vieux, il faut que je te parle d'un truc.
Elliot : Ouais, vas-y, je t'écoute.
Fin : Brent, le gérant du bar, m'a contacté ce matin.
Elliot : Oui et ?
Fin : Il n'y aura pas de scène ouverte ce soir.
Elliot : Ah merde ! J'avais préparé un truc. T'aurais pas pu me prévenir plus tôt ?
Fin : Non mais attends, laisse-moi terminer. Il propose un concert.
Elliot : Ok, ce n'est pas grave, on remet ça à une autre fois.
Fin : Sauf que je vais avoir du mal à me passer de toi pour ce soir.
 
 
            Elliot avait beau se creuser la cervelle, il ne comprenait pas où Fin voulait en venir.
 
 
Elliot : Je ne te suis pas Fin ! Pourquoi as-tu besoin de moi ?
Fin : Bah pour assurer le concert avec moi. Brent m'a proposé l'idée d'un concert tous les deux. Il m'a dit que beaucoup de personnes étaient prêtes à se déplacer et à payer pour voir deux flics assurer un show. Et, en plus, l'intégralité des fonds ira à une association venant en aide aux jeunes en difficultés. C'est Ken qui m'a refilé l'adresse.
Elliot : Fin ! Tu aurais au moins pu m'en parler au lieu de prendre la décision tout seul. Une chanson pour rigoler, ça va mais pas tout un concert ! Je ne suis pas un chanteur et toi non plus d'ailleurs.
Fin : Mais ne fais pas cette tête El ! Avoue qu'on se débrouille quand même assez bien sur une scène. Et si j'ai fais ça, c'est uniquement pour te faire plaisir.
Elliot : Me faire plaisir ?
Fin : Oui. Comme ça va pas trop, je me suis dis que ça te ferais plaisir. De toute façon c'est trop tard pour dire non et pense à l'argent qu'on va récolter pour ces gosses.
 
 
            Elliot soupira et desserra sa cravate.
 
 
Elliot : Non mais franchement, tu as vraiment un don pour m'attirer dans tes magouilles.
Fin : Et qu'est-ce que tu crois « Bulldog »...
Elliot : On n'avait pas passé un accord ?
Fin : Les accords sont fait pour être rompu. Alors tu me suis ou pas ?
Elliot : Je n'ai pas le choix de toute façon.
Fin : Ok, cool ! Le concert est dans trois heures. On aura deux heures de répétitions, le temps de décider des chansons, de prendre les tonalités, ça nous suffira très largement.
Elliot : Et combien de temps dure le concert ?
Fin : Une heure, une heure et demi. Ça nous fera à peu près quatre chansons chacun.
Elliot : Ok. N'empêche, tu aurais quand même pu me prévenir avant au lieu de me mettre sur le fait accompli.
Fin : Et où aurait été l'effet de surprise ?
Elliot : Ha, ha, très drôle ! John et toi vous faites la paire. Bon j'y go, à toute !
Fin : Oui, oui, à toute.
 
 
            Elliot monta dans sa voiture et quitta le parking puis il s'éloigna dans les rues de Manhattan. Fin attendit qu'Elliot soit parti pour retourner à l'intérieur des locaux. La même atmosphère pesante y régnait depuis plusieurs minutes. Munch observait discrètement Olivia tout en continuant de faire quelques recherches sur internet. Olivia s'était, semblerait-il, lancé dans un tas de gribouillis, elle laissait ainsi libre cours à son côté artistique. Fin entra en trombe dans les bureaux et se dirigea d'un pas décidé vers le bureau d'Olivia.
 
 
Fin : Je vais bien, très bien même. J'ai forcé Elliot à mentir, il n'a rien à avoir dans tous ça, ce n'est pas à lui qu'il faut t'en prendre mais à moi.
Olivia : C'est tout ?
Fin : Non. Je fais de la scène tous les vendredis soirs au Manhattan Café. C'est pour ça que je quitte les bureaux avant tout le monde. Je n'ai aucun problème, tout va bien. Tu t'es inquiétée pour rien. Voilà c'est dit. Maintenant tu peux me blâmer ou te foutre de moi ou encore les deux en même temps.
 
 
            Olivia resta à observer Fin, pas un mot ne sortit de sa bouche puis, après quelques secondes, elle recentra son attention sur sa feuille de papier comme si Fin n'avait rien dit.
 
 
Fin : Hey ! Olivia !
Olivia : J'espère au moins que tu gères sur une scène ?
 
 
            A ce moment-là, Munch qui avait furtivement suivit la conversation alla à la rencontre de ses deux collègues et entra dans la discussion.
 
 
Munch : Tu rigoles ! Mr Ice-T est une vraie bête de scène !
Olivia : Ice-T ?
Fin : C'est mon nom de scène.
 
 
            Olivia éclata de rire suivi par Munch qui tenta néanmoins de se retenir un minimum, histoire de ne pas froisser son collègue.
 
 
Fin : Quoi ?
Olivia : Ice-T ! C'est très... rafraichissant comme nom de scène.
 
 
            La crise de fou rire reprit pour Olivia qui n'arrivait plus à s'arrêter.
 
 
Munch : Non mais attends Liv, tu ne connais pas la meilleure.
Olivia : Quoi ? Je m'attends au pire les gars...
Munch : Les flics ont la côte dans ce bar, n'est-ce pas Fin ?
Fin : Oui et ce n'est pas Elliot qui dira le contraire.
 
 
            Cette dernière phrase de Fin provoqua l'arrêt du fou rire d'Olivia qui semblait avoir repris tout son sérieux.
 
 
Olivia : Ne me dis pas qu'Elliot s'y est mis ?
Munch : Et si ma chère Liv. Fin en a même la preuve sur son téléphone. Tu lui montres Fin ?
Fin : Ouais, mais je ne dois pas trainer, il faut que j'y aille. D'ailleurs je vous invite. Ce soir, c'est concert. Brent, le gérant du bar, m'a proposé de faire un concert avec Elliot. Les fonds récoltés iront à une association pour jeunes défavorisés.
Olivia : Attends deux petites secondes. Elliot et toi, vous allez faire un concert dans ce bar ?
Fin : Oui, dans à peu près trois heures.
Munch : Moi, ça me tente vieux !
Olivia : Oui, moi aussi. Je n'ai pas envie de louper ça. Et je pourrais présenter mes excuses à Elliot.
Fin : Tu va présenter tes excuses à Elliot ? Whaou, c'est Noël où quoi ?
Olivia : C'est moi qui suis en tort. Donc, par conséquent, c'est à moi de présenter mes excuses.
Munch : Ok, ok, les jeunes ! Si on allait se préparer ?
Fin : Ouais, bonne idée ! John va prévenir le Capitaine. Olivia appelle Casey, Huang et Mélinda. Moi, je vais me changer et je file aux répétitions avec Elliot.
Olivia : Ne lui dis pas qu'on sera là.
Fin : Ouais, effet de surprise assuré !

# Posté le mercredi 05 août 2009 10:13

Le Secret du Manhattan Café 4

♫Le Secret du Manhattan Café♪ 4
 

Deux jours plus tard, retour au bureau... Bonjour les problèmes...
 
 
            Munch venait tout juste d'arriver au bureau suivi de près par Olivia.
 
 
Munch : Hey, Liv ! Alors ce week-end ?
Olivia : Mortellement ennuyeux.
Munch : Elliot ne t'a pas appelé ?
Olivia : Non, pourquoi ?
Munch : Pour l'affaire avec Fin. Il n'est pas allé lui parler ?
Olivia : Si. Mais comment le sais-tu ?
 
 
            Munch venait encore une fois de commettre une bourde, il lui fallait un bon gros mensonge qui tienne la route... Et vite !
 
 
Munch : En fait, pour tout t'avouer, ayant la conscience peu tranquille, j'ai appelé Fin après avoir quitté le bureau.
Olivia : Et qu'est-ce que tu lui as dis ?
Munch (pensée) : Ouf, elle est tombée dans le panneau ! (à Olivia) Je lui ai demandé si ça allait et, tu le connais, il m'a envoyé bouler... C'est là qu'il m'a dit qu'Elliot était passé le voir. Il ne m'en a pas dit plus, désolé.
Olivia : Zut ! Je suis sûr que ça c'est mal passé, j'aurais du y aller moi même. Elliot a tout ramassé !
 
 
            Munch s'assit à son bureau, Olivia resta debout devant le sien, guettant avec appréhension l'arrivée de Fin et d'Elliot.
 
 
Olivia (murmurant) : J'espère qu'ils n'en sont pas arrivés aux mains !
Munch : Qu'est-ce que tu marmonnes dans ta barbe ?
Olivia : Non, rien. J'espère juste que ça ne s'est pas mal passé.
Munch : Tant que l'un des deux n'est pas à l'hosto ça va !
Olivia : Ha,ha,je suis morte de rire !
Munch : Ne te fais pas de bile, Liv. Elliot et Fin sont civilisés, ils ne se sont pas entre-tués.
Olivia : Merci d'essayer de me rassurer John. Vraiment, tu es très doué pour ça.
Munch : Je n'ai pourtant rien dit.
 
 
            Olivia décida enfin d'aller s'assoir à son bureau et John replongea dans la paperasse. Dix minutes plus tard, Fin et Elliot franchirent tous deux l'entrée. Les deux hommes étaient en pleine discussion, discussion qui semblait civilisée et amicale. Elliot était mort de rire et Fin continuait à parler. Olivia fut d'autant plus stupéfaite qu'elle vit les deux hommes se frapper la main, signe incontestable d'amitié chez Fin.
 
 
Munch : Tu vois, ils ne se sont pas étripés !
 
 
            Olivia ne prêta pas attention à la dernière remarque de Munch et alla à la rencontre de ses deux collègues.
 
 
Olivia : Hey, salut !
Fin : Liv ! Justement on parlait de toi !
Olivia : En bien j'espère !
Elliot : Bien sûr.
 
 
            Elliot lui adressa un sourire radieux.
 
 
Olivia : Dis El, je peux te parler en privé ?
Elliot : Oui.
Fin : J'ai compris, je vous laisse.
 
 
            Fin s'éloigna et rejoignit Munch à son bureau. Olivia entraina Elliot dans la salle d'interrogatoire.
 
 
Olivia : Alors ?
Elliot : Alors quoi ?
Olivia : Tu as réussi à savoir ce qui n'allait pas chez Fin ?
Elliot : Je te rassure tout de suite. Fin va bien, il n'a aucun problème.
Olivia : Tu en est sûr ?
Elliot : Oui, sûr à 100%.
Olivia : Mais alors, pourquoi quitte-il les bureaux plus tôt tous les vendredis?
 
 
            Elliot savait que son équipière lui poserait cette question. C'est pourquoi, avec l'aide de Fin, ils avaient élaborés un mensonge qu'ils jugeaient quasi-infaillible. Bien sûr, les deux inspecteurs croisaient les doigts pour que leur équipière tombe dans le panneau. Mais, dans son plan, Elliot n'avait pas prévu que Munch serait de la partie.
 
 
Elliot : Fin ne voulait pas en parler parce qu'il est trop modeste.
Olivia : Parler de quoi ?
Elliot : Il fait du bénévolat au centre pour S.D.F. tous les vendredis soirs. C'est pour ça qu'il quitte le bureau avant tout le monde.
Olivia : Fin fait du bénévolat ? Dans un centre pour sans abris ?
Elliot : Oui.
Olivia : Tu te fous de moi ?
Elliot : Non, pas du tout.
Olivia : Elliot Stabler, ça fait onze ans qu'on bosse ensemble ! Je commence à te connaître sur le bout des doigts !
Elliot : Oui, je sais.
Olivia : Et tu dois très certainement te douter que j'ai flairé le mensonge ?
Elliot : Disons que pour le moment je te demande de croire à ce mensonge s'il te plait. Je t'en dirais plus quand le moment sera venu.
Olivia : Tu me demandes de croire à un mensonge ? Sans poser de question ?
Elliot : Oui.
Olivia : Tu te fous de moi ? Fin ne va pas bien et tu ne prends même pas la peine de me le dire. Tu inventes n'importe quoi et tu essais de me faire gober que tout va bien, que tout est rose. Mais tu vois, c'est là qu'on voit lequel de nous deux connait mieux l'autre. Et à ce que je constate, tu me connais mal, très mal même.
Elliot : Mais ça va, calme-toi. Tu n'a pas besoin de t'emporter comme ça.
Olivia : Ne me dis pas de me calmer. Fin est un de mes meilleurs amis et il ne va pas bien.
Elliot : Mais je te dis qu'il va bien.
Olivia : Espèce de sale menteur. Fous-moi la paix !
 
 
            Olivia quitta la pièce telle une furie, Au passage, elle claqua la porte et laissa Elliot seul dans la salle d'interrogatoire.
 
 
Munch : Fin, tu as toujours la vidéo d'Elliot sur ton portable ?
 
 
            Fin fit signe à Munch de la boucler car Olivia s'approchait.
 
 
Munch : Liv !
Olivia : Non, ce n'est vraiment pas le moment John, je ne suis pas d'humeur !
Munch : Mais j'ai rien dis !
Fin : Qu'est-ce qui se passe ?
Olivia : C'est plutôt moi qui devrais te le demander. Fin, je sais que quelque chose ne va pas et personne ici n'est foutu de me dire la vérité.
Fin : De quoi tu parles ?
 
 
            Elliot arriva à son tour, prit la parole devançant au passage une Olivia hors d'elle.
 
 
Elliot : Elle croit que tu as des ennuis et que tu le lui caches.
Olivia : Toi, je ne t'es pas sonné alors, s'il te plait, tu la fermes !
Elliot : Et d'un, tu vas te calmer tout de suite et, de deux, tu ne me parles pas comme ça.
 
 
            Olivia s'approcha dangereusement de son équipier.
 
 
Olivia : Sinon quoi ?
 
 
            Cragen qui observait le spectacle d'un ½il attentif prit les choses en mains. Histoire de bien se faire entendre de ses inspecteurs, il haussa le ton.
 
 
Cragen : Elliot, Olivia ! Ça suffit. Je vous entends de mon bureau.
 
 
            Olivia semblait prête à bondir à la moindre seconde. Elliot, lui, croisa les bras et soupira.
 
 
Cragen : Si aucun de vous ne s'est calmé d'ici une minute, je vous colle un blâme à chacun. Me suis-je bien fais comprendre ?
Elliot / Olivia : Oui Capitaine !
Cragen : Bien. Maintenant retournez à vos occupations.
 
 
            Elliot et Olivia rejoignirent leurs bureaux respectifs sous les regards médusés de Fin et Munch. Le reste de la journée se passa sans accroche, du moins en apparence. Elliot et Olivia ne s'étaient pas adressé un seul mot. Du coin de l'oeil, Munch observa Olivia. Elle semblait si remontée qu'elle chiffonnait chaque feuille qui lui passait entre les mains. Elliot, quant à lui, réécrivait son rapport, qui comptait à présent tellement de ratures qu'il en était devenu tout simplement illisible. Munch se tourna vers Fin et chuchota.
 
 
Munch : On peut dire que la semaine commence bien !
Fin : Oui, tu l'a dis...
 
 
            Les deux hommes ne semblaient pas se douter que la semaine allait être longue, très, très longue.

# Posté le mercredi 05 août 2009 09:27

Le Secret du Manhattan Café 3

♫Le Secret du Manhattan Café♪ 3
 

Fin se retourna afin de constater la présence de...


Fin : Munch ! Mais qu'est-ce que tu fous là ?


L'inspecteur John Munch sortit de la poche intérieur de sa veste une boîte d'allumette ayant le même logo que celui présent sur la devanture du bar et sur les cartes de boisson.


Munch : J'ai trouvé ça par terre et, comme tu ne fumes pas, je me suis demandé ce que cette boîte d'allumette faisait près de ton bureau.
Fin : Putain Munch ! T'avais pas à fouiller mon bureau.
Munch : Du calme, du calme. Je n'ai pas fouillé ton bureau. J'ai vu la boîte tomber de ta poche lorsque tu mettais ta veste. Une chose est sûre tu as de la chance que ce soit moi qui est trouvé cette petite boîte.
Fin : Je sais pas si je dois considérer ça comme de la chance.
Munch : An, ne fais pas la tronche. Tu gères pas mal en fait.
Fin : Pitié John, me force pas à te dire merci.
Munch : Mais je n'ai rien demandé. Dis-moi, ce n'est pas une photo que tu comptes prendre avec ton portable ?
Fin : Ce n'est pas tes oignons. D'ailleurs, tiens, je te paie un verre en espérant que tu la fermes.
Munch : C'est proposé si gentiment que ce serait impoli de refuser...


Fin s'adressa au barman pour qu'il serve une bière à Munch.


Fin : Une bière s'il te plait et mets ça sur mon ardoise.
Barman : C'est comme si c'était fait Ice-T.


A l'entente de ce nom de scène attribué à Fin, Munch fut prit d'un fou rire.


Fin : Quoi ? Tu as un problème ?
Munch : Non, pas du tout... Ice T.


Il reprit son fou rire et se saisit de la bière payée par Fin.


Munch : Bon, si on l'a fermait pour écouter notre cher Elliot.
Fin : Oui, bonne idée.
Munch : Ils en mettent du temps pour commencer.
Fin : C'est normal, les musiciens prennent la hauteur vocale d'Elliot afin d'éviter les fausses notes.
Munch : Franchement, je doute qu'Elliot sache chanter et ça, peu importe la hauteur. Il va se payer la honte et tu le filmes. C'est pas cool ça !
Fin : Au moins, on aura de bons souvenirs pour se marrer. Imagine la tête de Liv quand je lui montrerait ça demain au bureau.
Munch : Là je t'arrête tout de suite. Je tiens à préciser que je n'ai pas participé à ça. Donc c'est toi, et toi seul, qui subira les foudres de notre cher Elliot.
Fin : Bonjour la solidarité entre équipier !
Munch : Hey, c'est toi qui tiens la caméra, pas moi. Je ne fais que regarder. D'ailleurs, dès que notre cher «American Idol» aura finit son tour de chant, moi je m'éclipse discrètement.
Fin : Trouillard.
Munch : Je ne veux pas jouer les faux-culs pour ne pas vexer Elliot. Bon tu appuis sur ou quoi ?
Fin : Oui, c'est bon.


Fin enclencha l'enregistrement au moment même où les premières notes la mélodie commencèrent.


Elliot s'avança en avant scène et ajusta le micro. Avant même qu'Elliot ne commence à chanter, Fin et Munch éclatèrent de rire. Elliot entama le premier couplet ce qui eut pour effet de stopper net le fou rire des deux inspecteurs qui se regardèrent instantanément, médusés par ce qu'ils entendaient.


Every breath you take
Every move you make
Every bond you break
Every step you take
I'll be watching you.


Munch : Mais c'est qu'il sait chanter en plus.
Fin : Là on peut pas dire qu'il se ridiculise.


Every single day
Every word you say
Every game you
Every night you stay
I'll be watching you

Oh,cant you see
You belong to me
How my poor heart aches
With every step you take.

Every move you make
Every vow you break
Every smile you fake
Every claim you stake.
I'll be watching you.

Since you've gone I been lost without a trace


Les applaudissements émanant du public montraient qu'il était conquis par la prestation d'Elliot. Lui-même en était le premier étonné. Plus à l'aise sur scène, il retira le micro de son trépied et avança vers le bord de la scène


I dream at night I can only see your face
I look around but its you I can replace
I feel so cold and I long for your embrace
I keep crying baby, baby, please...


Toujours aussi ahuris, Fin et Munch continuaient d'observer leur collègue se défouler sur scène.


Fin : Putain il balance.
Munch : Il faut croire que notre cher Stabler peut encore nous étonner.
Fin : Oui, c'est sûr. N'empêche... J'ai quand même hâte de voir la tête que fera baby sis' quand je lui montrerai la vidéo.
Munch : Je pense qu'elle fera la même tête que nous lorsqu'Elliot a ouvert la bouche.


Oh,cant you see
You belong to me
How my poor heart aches
With every step you take.

Every move you make
Every vow you break
Every smile you fake
Every claim you stake.
I'll be watching you.

Every move you make
Every step you take.
I'll be watching you.

I'll Be watching you
I'll Be watching you
I'll Be watching you
I'll Be watching you


Les dernières notes s'évaporèrent sous les acclamations du public. Elliot les remercia d'un grand sourire puis alla directement remercier les musiciens. Fin termina son enregistrement, glissa son portable dans sa poche ni vue, ni connue. Munch, quant à lui, salua rapidement son équipier et prit la poudre d'escampette. Elliot descendit de la scène salué par Brent qui reprit le micro.


Brent : Je crois que je devrais faire venir plus souvent des flics. Bon, il commence à se faire tard les enfants. Merci d'être venu et à la prochaine.


Brent mit fin à la scène ouverte, il rejoignit les loges accompagné des musiciens. Elliot, quant à lui, rejoignit Fin qui venait de se lever.


Elliot : Alors ? Je n'ai pas trop massacré la chanson ?
Fin : Non, mais tu déconnes ? C'est la pire interprétation que j'ai jamais entendu ! Bien sûr que tu as tout déchiré !
Elliot : Ok. Bon alors maintenant on est quitte.
Fin : Je crois bien que oui. Mais dis, on devrait faire ce genre de soirée plus souvent.
Elliot : Oui, pourquoi pas.
Fin : On se remet ça la semaine prochaine ?
Elliot : Je ne sais pas trop, j'ai les enfants.
Fin : Maureen pourrait te les garder.
Elliot : Et si elle a prévu autre chose, comme bosser pour ses examens...
Fin : Tu peux toujours essayer de lui demander.
Elliot : Je verrais. Bon aller, on y go.
Fin : Oui, ok je te suis.


Les deux hommes quittèrent à leur tour le bar et rejoignirent leurs véhicules respectifs. Fin salua Elliot qui fit de même
.

# Posté le mercredi 05 août 2009 09:21

Modifié le mercredi 05 août 2009 09:33

Le Secret du Manhattan Café 2

♫Le Secret du Manhattan Café♪ 2
Ne supportant le silence qui régnait à présent dans sa voiture, Elliot alluma la radio et tomba sur une de ses chansons préférée « Baba O' Riley » des Who.

Out here in the fieldsI fight for my meals
I get my back into my living
I don't need to fight
To prove I'm right
I don't need to be forgiven

Don't cry
Don't raise your eye
It's only teenage wasteland

Sally, take my hand
Travel south crossland
Put out the fire
Don't look past my shoulder
The exodus is here
The happy ones are near
Let's get together
Before we get much older

Teenage wasteland
It's only teenage wasteland
Teenage wasteland
Oh, oh
Teenage wasteland
They're all wasted !


Quelques minutes plus tard, il arrêta enfin sa voiture devant un bar ayant comme devanture un néon violet qui représentait un micro et une shop de bière. Au dessous de l'imposant néon, on pouvait apercevoir sur une petite enseigne peu éclairée le nom du bar en lettre majuscule : « Le Manhattan Café ».


Elliot observa les environs puis se dirigea vers l'entrée. Il aperçut alors une affiche déposée près de la carte des boissons préposées par l'établissement. Sur cette affiche aux couleurs criardes se trouvait le même logo que celui représenté sur le néon. On pouvait lire sur cette affiche que l'établissement ouvrait sa scène à partir de 20h30 pour tous les amateurs de radio crochet. Plus bas sur le papier, on pouvait aussi lire qu'à partir de 19h30 et cela jusqu'à 20h l'arrière scène était ouverte pour d'éventuelles répétitions. Une fois la lecture du prospectus terminée, Elliot entra dans l'établissement et observa les lieux.

Un peu plus loin, à gauche, dans un coin reculé, se dressait un bar. En face, après avoir descendu quelques marches, se trouvait la salle, de forme circulaire où toutes les tables étaient dressées et dont le plus grand nombre étaient déjà occupées.

En face de la salle, se trouvait une scène éclairée par quelques projecteurs recouverts de gélatines de diverses couleurs et, au milieu de cette scène, trônait, posé sur son pied, un micro argenté. Un peu plus loin à gauche était disposé un peu à l'écart un magnifique piano à queue noir et juste à côté une batterie elle-même accompagnée d'une guitare électrique et d'une acoustique. La scène était plutôt grande à vue d'½il.

Après avoir bien observé les lieux, Elliot tenta tant bien que mal de retrouver Fin parmi toutes les personnes présentes dans l'établissement. Estimant ses recherches infructueuses, il décida d'aller s'assoir à une des rares tables encore vide. Pourquoi ne pas rester ? Après tout, sa soirée était libre alors, autant en profité ! De plus, Fin n'avait pas l'air d'être là. Alors à quoi bon continuer à le chercher en vain ?

Après quelques secondes de recherche, Elliot finit enfin par trouver une petite table vide située à distance raisonnable de la scène. Il décide alors de s'y assoir.

Une jeune femme blonde arrive à sa table, le sourire aux lèvres.


Serveuse : Bonsoir, bienvenue au Manhattan Café, vous désirez ?
Elliot : Une vodka orange fera l'affaire.
Serveuse : Très bien, je vous apporte ça.
Elliot : Merci.


La serveuse s'éloigna et Elliot reporta son attention sur la scène vide mais qui ne le resta pas longtemps, En effet, un homme vêtu d'un costard bleu océan fit son apparition sous les projecteurs et prit le micro situé en avant scène.


Homme : Bonsoir à toutes et à tous ! Merci de votre présence. Que dire de plus à part que je déclare la scène du Manhattan Café ouverte. Merci de bien accueillir les artistes de ce soir, de les applaudir bien chaleureusement. N'oublions pas que ce ne sont que des amateurs pour la plupart, alors soyez indulgent chers spectateurs. Après tout, quelque soit notre niveau, nous sommes tous et toutes des amoureux de la musique, alors outrepassons les quelques mauvaises notes et laissons-nous envahir par le rythme, les notes et la musique... Passez une bonne soirée en notre compagnie c'est tout ce qui compte.



La serveuse arriva avec la vodka orange commandée par Elliot une minute auparavant.



Serveuse : Votre Vodka orange !
Elliot : Merci. Je vous dois combien ?
Serveuse : 5$.
Elliot : Tenez, gardez la monnaie.
Serveuse : Merci, bonne soirée.
Elliot : Merci à vous aussi.



Une fois de plus, la serveuse s'éloigna et Elliot reporta son attention sur l'homme présent sur la scène.



Homme : Qui a dit que les flics étaient tous des gros durs qui ne savaient que frapper et bouffer des beignets ? Personne ! Je suis sûr que vous n'en pensez pas moins. Non, si je vous dis ça, c'est parce que notre premier arrivant est flic. Mes chers amis, je vous présente l'inspecteur Tutuola de l'U.S.V. que vous connaissez tous et toutes sous le nom d'Ice-T. Applaudissements pour ICE-T s'il vous plait !



Toutes les personnes présentent dans la salle se mirent à applaudir. Elliot, bien assis au fond de son siège, n'en croyait pas ses oreilles. C'était donc pour ça , depuis quelque temps, Fin quittait les bureaux plus tôt.

Pour se remettre de ses émotions, Elliot se saisit de son verre et en but une grande gorgée sans quitter son collègue des yeux.

Fin fit enfin son entrée sur scène. A part le nom de scène, rien n'avait changé chez l'inspecteur à part, peut-être, cette paire de lunettes noirs et ce chapeau casquette de la même couleur, style RUN DMC, un vrai gansta. Il s'avança vers l'homme en costume qui lui confia son micro. Derrière Fin, trois musiciens avaient pris place, deux guitaristes et un batteur.



Fin : Merci, merci ! Ce soir, j'ai prévu de vous interpréter un bon tube des RUN-DMC... Vous en pensez quoi ?
Public : OUAIS !
Fin : Ok, let's go. King of Rock. Terry (batterie) envoi le son.



Fin se tourna vers le public et commença à chanter sur la musique.




I'm the king of rock, there is none higher
Sucker MC's should call me sire
To burn my kingdom, you must use fire
I won't stop rockin' till I retire

Mick (Guitar)

Now we rock the party and come correct
All cuts are on time and rhymes connect
Got the right to vote and will elect
And other rappers can't stand us, but give us respect

Le public commençait à présent à se lever, la plupart poussait des cris d'exclamations tandis que d'autres frappaient bruyamment dans leurs mains. Fin, lui, continuait de se défouler sur le rythme saccadé et endiablé de la chanson
...



They called us ill, we're gettin killer,
There's no one chiller
It's not Michael Jackson and this is not "Thriller"
I'm one def rapper, I know I can hang
I'm Run from Run-DMC, like Kool from Kool and the Gang
Roll to the rock, rock to the roll
DMC stands for devestating mic control
You can't touch me with a ten foot pole
And I even made the devil sell me his soul

Now we crash through walls, cut through floors
Bust through ceilings and knock down doors
And when we're on the tape, we're fresh out the box
You can hear our sound for blocks and blocks
For every living person we're a verbal treat
It's me and DMC, Jay where's the beat ?

Elliot continuait d'observer Fin qui mettait littéralement le feu. Une fois encore, il se saisit de son verre qu'il termina.

Now we're the baddest of the bad, the coolest of the cool
I'm DMC, I rock and roll, I'm DJ Run, I rock and rule
It's not a Trick or Treat and it's not a April Fool
It's all brand new, never ever old school

You've got the music in your body and you can't comprehend
When your mind won't wiggle and your knees won't bend
Music ain't nothin but a people's jam
It's DJ ICE-T rockin without a band

Now I walked on ice and never fell
I spend my time in a plush hotel
I stood on many stages, held many mics
Take airplane flights, at huge heights
So all you sucker MC's, you gotta say please
Cause when he jumps high, I'm pulling down weeds
Got a song so strong, it's knocking down trees
Is it hard to believe it's ICE-T !

I am from, around the way
And Run goes to school, every day
And Jay s the records he has to
And we get down with no delay, HEY !
I rock the party with the words I speak
And Run says the rhymes that are unique
And Jay cuts the records every day of the week
And we are the crew that can never be beat
So don't try to diss me, try to be my friend
Cause if you do, you'll get yours in the end
The rhymes we say, shall set a trend
Because a devestating rap is what we send

Every jam we , we break two needles
There's three of us but we're not the Beatles
My name is Odafin you can call him Fin
You can call me Fin Tutuola, or you can call him Ice-T
People always ask, "DMC, what does it mean ?"
D's for never dirty, MC for mostly clean

Like we said before, we rock hardcore
I'm DJ Ice, I can scratch. I'm T, I can draw
And now we got the knack, to attract
Our rhyme's an aphrodisiac
We'll reign on your brain and rock your knot
When it comes to rock, give it all we got
To be MC's, we got what it takes
Let the poppers pop and the breakers break
We're cool cool cats, it's like that
That's the way it is, so stay the hell back
We're causin' hard times, for sucker MC's
Cause they don't make no songs like these
PERIOD!
A la vue des cris et des applaudissements répétitifs, il semblerait que le public soit littéralement conquis par la prestation endiablée de Fin. Elliot n'en revenait pas, il en restait bouche bée. Jamais il n'aurait imaginé que Fin avait autant de prestance et d'énergie sur une scène. Il laissa un pourboire et se dirigea vers les coulisses pour y accoster « Ice-T ».

Après quelques minutes de recherche infructueuse, il dut se résoudre à demander de l'aide. Il s'adressa alors à un type vêtu d'un énorme n½ud papillon rouge.


Elliot : Excusez-moi. Sauriez-vous où je pourrais trouver , enfin je veux dire Ice-T ?
Homme : Ouais, bien sûr. Il est dans sa loge. Vous avancez tout droit jusqu'à apercevoir une porte rouge. Vous la passez et ce sera sur votre gauche.
Elliot : Merci.


L'homme s'éloigna et sortit du grand couloir dans lequel Elliot se trouvait actuellement. Sans attendre, il prit la direction indiquée par l'homme et, après avoir traversé l'intégralité du couloir bleu, il arriva enfin devant cette fameuse porte rouge décrite par le jeune homme au n½ud papillon. Il prit à gauche et se retrouva devant la porte d'une loge.

Il s'apprêtait à frapper lorsqu'il tomba nez à nez avec Fin.



Fin : Stabler ! Mais qu'est-ce que tu fous là ?
Elliot : Il faut que je te parle.
Fin : Comment tu m'as trouvé ?
Elliot : Tu as laissé un mot à ton fils lui disant que tu te trouverais ici.
Fin : Ce mot ne t'était pas destiné, alors pourquoi es-tu permis de le lire ?
Elliot : Fin, on ne va pas commencer à se prendre la tête. Je suis venu avec une bonne intension.
Fin : Ah ouais ? Et c'est quoi cette bonne intension ?
Elliot : Munch, Liv et moi, on s'inquiète pour toi. Le fait de te voir quitter les bureaux avant tout le monde alors qu'en général tu es plutôt dernier à partir nous intrigue. Mais, en fin de compte, je crois que notre inquiétude s'est avérée inutile.
Fin : Je te préviens Stabler, tu as intérêt à ne rien dire à personne sur ce que tu viens de voir ! Capiche ?
Elliot : Tu gères pas mal sur une scène. Pourquoi t'en cacher ?
Fin : Ouais, bah, je n'ai pas envie que ça se sache, Point. De plus, voir vos tronches tous les vendredis soir, ça me ferais bien chier ! Je les vois déjà assez la semaine.



Elliot vit sur le visage de Fin que se dressait à présent un large sourire.


Elliot : Allez la star, si on allait boire un verre ?
Fin : J'hésite...
Elliot : Ok, c'est moi qui invite.
Fin : Si c'est toi qui offre alors je crois que je ne vais pas refuser, Ce serait malpoli de ma part.
Elliot : Ce qui est malpoli de ta part, c'est de me laisser tout payer !
Fin : Attends mon pote, c'est toi qui veux te faire pardonner... Donc c'est toi qui offre ! Moi, je n'ai rien à me reprocher.


Les deux inspecteurs éclatèrent de rire et quittèrent le couloir pour rejoindre le bar. Elliot paya bien évidement les consommations. Fin prit une bière et El un café (faut pas abuser, c'est lui qui conduit tout de même). La discussion reprit son cours entre les deux inspecteurs.



Elliot : Depuis quand tu te produis ici ?
Fin : Tu devrais le savoir non ? John et toi, vous me pistez...
Elliot : Erreur, on ne te piste pas. On se fait juste du souci.
Fin : « On » ? Tu es sûr que ce n'est pas plutôt Liv qui s'inquiète le plus ?
Elliot : Si. Tu sais, c'est en parti pour elle que je suis venu.
Fin : Comment ça ?
Elliot : Je vois bien que, cette mauvaise ambiance entre toi et moi, ça ne lui plait pas. J'ai l'impression qu'elle s'en sent responsable et ça me gène vis-à-vis d'elle. Tu comprends ?
Fin : Ouais je comprends. , on fait la paix et on oublit cette histoire avec Lake.



Fin tendit la main vers Elliot qui l'observa l'espace de quelques secondes.



Elliot : Ok on oublit !
Fin : Heureux de te l'entendre dire, « Bulldog ».



A l'entente de ce surnom, El lança un regard foudroyant à son équipier.


Fin : Ne me regarde pas comme ça Stabler, je trouve que ce surnom te va à merveille.
Elliot : Mouais, bien sûr "Ice-T."



Les deux équipiers furent pris d'une crise de fou rire interminable. Ils continuèrent de discuter ainsi pendant plus d'une heure. Fin termina sa bière et Elliot son deuxième café. Observant une fois de plus le cadran de sa montre, Fin proposa à Elliot de terminer cette enrichissante conversation et de rentrer mais ce dernier ne semblait l'écouter. Il observait la scène.



Fin : Tu veux essayer ?
Elliot : Hein ?
Fin : Deux, trois. Tu veux essayer ? C'est une scène ouverte, tout le monde peut s'y produire.
Elliot : Non, ce n'est pas mon truc.
Fin : Allez Stabler, on est entre nous, lance-toi. Personne ne te connaît ici, tu ne risques rien. Tu as une occasion inespérée de me prouver que tu n'es pas qu'un bulldog enragé.
Elliot : Ne me regarde pas comme ça. Je n'irai pas sur cette scène. Je vais rentrer, il commence à être tard et, en plus, je dois appeler Olivia.
Fin : Hey ! Deux minutes ! Qu'on se mette bien d'accord toi et moi. Rien de ce que tu n'as vu et entendu ce soir ne sors d'ici, ok ?
Elliot : Ne te tracasse pas. Je serais aussi muet qu'une tombe.
Fin : Mouais,,, Il vaudrait mieux. Bon, cette scène ? Tu nous la fait ou pas ? Allez, ne joue pas les dégonflés ! Franchement, si tu le fais, tu gagnes mon estime et, crois-moi, ça, c'est sacré. Ce n'est pas Munch qui dira le contraire.



Elliot soupira, hésita puis retira sa veste avant de replier ses manches.



Elliot : Ok, je le fais... Mais juste pour déconner. Et à l'avenir, évite de m'appeler « Bulldog », compris ?
Fin : Cinq sur cinq.
Elliot : Je fais quoi maintenant ?
Fin : Va t'adresser au type qui est là-bas. Il va te présenter à la foule.
Elliot : Ok.



Elliot s'éloigna en direction de l'homme en costume. Fin lui s'était adossé au bar et discutait avec le barman.



Barman : Tu as finalement réussi à le convaincre de monter sur la scène ?
Fin : Oui, il faut croire.
Barman : Je me vois donc contraint de t'offrir un verre.
Fin : Et oui ! Mettes-moi une vodka orange.
Barman : Ok c'est comme si c'était fait.


Fin prit le verre que le jeune barman venait de lui tendre. Il ne quittait pas Elliot du regard. Ce dernier était monté sur scène dans le fond du plateau.



Barman : Tu crois qu'il va le faire ?
Fin : Très franchement, je n'en sais rien. Mais s'il le fait, je ne dois absolument pas en manquer une seule seconde.


Il sortit discrètement son portable de sa veste et il l'alluma.


Barman : Qu'est-ce que tu fais ?
Fin : Vidéo souvenir. Ne lui dites rien quand il reviendra.
Barman : Ok. Bouche cousue.


Fin regardait l'objectif de son téléphone qu'il pointait sur Elliot. Il se saisit de son verre et le but d'une traite. Elliot, toujours dans le fond du plateau, s'avança vers l'homme en costume et l'accosta.


Homme en costume (Brent) : Bonsoir, je peux vous aider ?
Elliot : Oui, en quelque sorte. Je...
Brent : Vous voulez monter sur scène, c'est ça ?
Elliot : Pas exactement, du moins pas de mon plein gré. Je suis un collègue de l'inspecteur Tutuola, Ice Tea. Il m'a un peu forcé la main.
Brent : Vous voulez monter sur scène oui ou non ? Vous n'êtes pas seul, d'autres personnes attendent leur tour. Et ne vous en faites pas, ici personne ne vous juge, Que vous chantiez bien ou mal, ce n'est pas ça l'important. Croyez-moi.
Elliot : D'accord, j'ai compris.
Brent : Dois-je prendre ça pour un oui inspecteur...
Elliot : Stabler !
Brent : Alors vous vous décidez à descendre dans l'arène inspecteur Stabler ?
Elliot : Oui, je n'ai pas vraiment le choix de toute façon. Si je ne le fais pas, je vais très certainement subir les moqueries de Fin.
Brent : On a toujours le choix. Ne vous en faites pas le public, ici on est très tolérant.
Elliot : Je n'en doute pas.
Brent : Je vais vous annoncer. Quelle chanson avez-vous prévu de nous interprétez ?
Elliot : Quoi ?
Brent : Vous allez chanter quoi ?
Elliot : Euh...Je ne sais pas...
Brent : Décidez-vous vite ! Je ne sais pas moi, il y a bien une chanson qui vous plait ?
Elliot : Every Breath you take de Police.
Brent: Bien. Stephen à la basse, Terry à la batterie et Mick à la guitare vont vous accompagner.
Elliot : Ok,



Brent se retourna, il s'adressa aux musiciens et s'avança vers le centre de la scène. Il adressa un clin d'½il à Elliot avant de s'emparer une fois de plus du micro.



Brent : Mes chers amis, j'ai l'honneur de vous annoncez que nous avons un nouvel arrivant et pas des moindres. Notre cher ami ici présent est flic et pas n'importe quel flic. Voyez- vous, l'inspecteur Stabler est le collègue d'Ice-T. Donc je vous laisse à présent avec l'inspecteur Stabler qui va nous interpréter un standard du groupe Police, Every Breath you take. Stabler, c'est à vous !



Brent confia le micro à Elliot, les premiers accords de basse se firent entendre et Elliot s'avança en milieu de scène, les projecteurs braqués sur lui. Il ne semblait pas stressé mais détendu ce qui surprit Fin qui s'attendait bien évidement au contraire. Ce dernier tenait toujours son portable pointé devant lui vers Elliot.



Fin : J'avoue qu'il en a sous la ceinture. J'aurais jamais cru qu'il irait jusqu'au bout.
? : Oui, pareil pour moi...

# Posté le vendredi 17 juillet 2009 06:40

Modifié le mercredi 05 août 2009 09:32

Le Secret du Manhattan Café 1

♫Le Secret du Manhattan Café♪ 1
Respectant les droits d'auteurs je tiens à préciser que ces deux magnifiques montages ne sont pas les mieux mais ceux de Cath ...


Ne sachant que faire, Olivia pose une fois de plus son regard à travers l'une des larges fenêtres qu'offrent les locaux de l'USV. Elle constate avec étonnement que le soleil s'est couché, emportant avec lui les dernières lueurs du jour. Au dehors, il fait pratiquement nuit à présent, ce qui l'incite à regarder une fois de plus l'écran de son portable qui indique précisément 19h40...


Quelle longue fin d'après-midi ! En effet, depuis plus de deux heures environ, l'équipe de Cragen est cloitrée dans les bureaux. En grande majorité, ils sont assignés à l'étude du dernier dossier qui leur a été confié par les autorités supérieures de New-York. Olivia est la première à se détacher de ses notes, suivie de près par Elliot qui l'observait discrètement du coin de l'½il afin de savoir si quelqu'un d'autre avait terminé sa lecture. Olivia se tourne alors vers son équipier et lui demande dans un murmure :


Olivia : Tu as finis ?
Elliot : Oui. Toi aussi à ce que je vois.
Olivia (sourire) : Décidément, on ne peut rien te cacher.


La conversation entre les deux inspecteurs est interrompue par Fin. Ce dernier attire à présent toute l'attention de ses collègues. En effet, l'inspecteur Tutuola vient tout juste de refermer précipitamment le dossier qu'il est censé lire à priori en intégralité. Il enfile à présent sa veste en cuir et, d'un pas pressé, il prend la direction du bureau de leur supérieur. A peine deux minutes plus tard, il en ressort et se dirige vers ses collègues.


Fin : Désolé de vous fausser compagnie les gars mais je ne peux pas rester trainer, j'ai à faire... Donc, bonne soirée tout le monde !


Et, sans rien ajouter, Fin s'en va. Munch et Elliot n'en reviennent pas, ce qui n'échappe pas au regard avisé d'Olivia.


Olivia : Pourquoi vous faites cette tête tous les deux ?
Munch : Quoi ? Mais de quelle tête tu parles ?
Olivia : Munch ne me prend pas pour une idiote. Pourquoi Elliot et toi faites cette tronche ? Quelque chose ne va pas avec Fin ?
Elliot : Ce n'est pas la première fois qu'il quitte les bureaux en avance.
Munch : Elliot a raison, ce n'est pas la première fois.
Olivia : Quoi ? Je ne vois pas ce qu'il y a de si étrange.
Elliot : Tu es sûr ?
Olivia : Oui ! Enfin, je crois... Quoique... D'habitude, Fin est toujours l'une des dernières personnes à quitter le bureau... Oui, vous avez raison : c'est louche tout ça.
Munch : Voila enfin un argument qui vaille la peine qu'on s'y attarde. Fin n'est pas du genre à finir sa journée de travaille plus tôt que la plupart des personnes présentes ici. C'est étrange, très étrange même. On est tous d'accord sur ce point ?
Elliot : Oui... C'est très louche. Ca sent la conspiration tout ça. N'est-ce pas Munch ?
Munch : Mais oui ! Bien sûr... Fous-toi de moi Stabler !
Olivia : Arrêtez tous les deux ! Je pense qu'il faudrait en parler avec Fin. Il a peut-être des ennuis...
Elliot : Oui peut-être... Mais si c'est le cas, une chose est sûr, ce n'est pas à moi qu'il se confira.


Elliot et Olivia tournent simultanément leur regard vers Munch.


Munch : Hey ! Ne me regardez pas comme ça tous les deux !
Olivia : Munch, parle-lui. Tu es son coéquipier. Peut-être qu'il aura plus de facilité à se confier à toi.
Munch : Ou peut-être pas... Tout le monde sait que Fin est comme Elliot, un véritable bulldog ! Il ne lâchera pas un mot. Alors croyez-moi : c'est peine perdue.
Elliot : Merci pour cette remarque pertinente Munch, je retins. Liv, pourquoi tu n'essaies pas de lui parler toi ? Après tout, Fin et toi, vous êtes comme frère et s½ur...
Olivia : Oui tu as raison. Je vais essayer de lui parler et voir ce qui ne va pas.


Une fois de plus leur conversation est interrompue, Cragen vient d'apparaître dans la pièce.


Cragen : A ce que je vois, vous avez tous terminé la lecture de ces dossiers ! C'est bien.
Munch : Petite rectification Capitaine. Elliot et Olivia ont, semblerait-il, terminé mais je tiens à préciser que ça n'est pas le cas pour tout le monde.
Cragen : Alors, dis-moi ce que tu attends pour te remettre au boulot ?
Munch : Je m'y mets tout de suite Capitaine !
Cragen : Bien ! Alors ne perds pas ton temps inutilement à faire la causette !
Olivia : Capitaine, étant donné qu'Elliot et moi nous avons terminé, je me demandais si, par hasard, il était possible que l'on puisse quitter les bureaux ?
Cragen : Et bien oui. Si vous avez terminé votre lecture, vous pouvez rentrer chez vous. Nous ne pourrons interroger les témoins que demain après-midi.
Elliot : Merci Chef. Bon tu viens Liv ? On y go ?
Olivia : Oui j'arrive ! Laisse-moi prendre ma veste.
Olivia et Elliot (en ch½ur) : Bonne soirée Munch !
Munch : Oui merci... Un petit « bon courage » m'aurait été utile aussi. Je crois d'ailleurs que je vais sérieusement en avoir besoin.


Cragen observe Munch durant quelques secondes puis retourne d'un pas décidé vers son bureau. Munch lui continue à regarder d'un air dépité le volumineux dossier et tout ce qui lui restait encore à lire... Une chose est sûre, ce soir, l'inspecteur Munch ne va pas s'ennuyer, loin de là !


Arrivés dehors, Olivia et Elliot prennent la direction de la sortie. Ils se dirigent tous les deux vers leurs véhicules respectifs, garés l'un à côté de l'autre. Elliot accoste sa coéquipière une dernière fois avant qu'elle ne monte dans sa voiture.


Elliot : En fait, je crois que je vais aller parler à Fin.
Olivia : Ah oui ! Mais, d'où vient un tel retournement de situation ?
Elliot : Disons que... En ce moment je n'ai rien à faire, j'ai du temps libre, les enfants sont absents tout le weekend.
Olivia : C'est sûr que, vu sous cet angle, tu as du temps libre. Comment ça se passe avec Kathy et Kathleen ?
Elliot : Kathy m'a fait parvenir les papiers du divorce il y a une semaine et Kathleen refuse toujours de m'adresser la parole.
Olivia : El, je suis vraiment désolée que les choses aient pris une telle tournure.
Elliot : Tu n'as pas à t'excuser. Ce n'est pas de ta faute.
Olivia : D'accord. Tiens-moi au courant et n'hésite pas à m'appeler si tu veux parler.
Elliot : J'en prends note. Je passe chez Fin, c'est sur mon trajet. Et je te préviens si j'arrive à en tirer quelque chose.
Olivia : Ok. Juste comme ça, évitez d'en arriver aux mains cette fois.
Elliot : Pourquoi dis-tu ça ?
Olivia : Je dis ça juste comme ça. Tu n'es pas obligé de le prendre au pied de la lettre Stabler.
Elliot : Ok. Bonne soirée !
Olivia : Oui, bonne soirée.


Les deux inspecteurs montent dans leur voiture. Olivia allume le contact et est la première à quitter le parking suivie de près par Elliot. Ce dernier n'avait rien à faire ce soir mais il est décidé à parler avec Fin, à tenter de renouer un dialogue avec son collègue. Il est vrai que, depuis quelque temps, un froid (quasi polaire) s'est instauré entre eux deux. Ils ne se parlent presque plus, les seuls mots qu'ils osent s'accorder sont un bonjour par ci et un au revoir par là. Elliot se sent entièrement responsable de cette situation et s'en veut de ne pas avoir su montrer à Fin qu'il peut avoir confiance en lui. Il est donc tout à fait normal qu'il fasse le premier pas pour tenter d'établir ne serait-ce qu'une trêve...


Dans sa tête, il travaille et retravaille sur ce qui s'apparenterait à un discours... Le genre de discours où chaque mots à son importance. Durant tout le trajet, il prépare ce qu'il a l'intension de dire à Fin. Puis, le moment tant redouté arrive enfin...


Arrivé devant le domicile de Fin, Elliot arrête son véhicule, coupe le contact, ouvre avec hésitation sa portière et finit par s'extirper de sa voiture après quelques secondes. Il fait quelques pas, soulève sa manche gauche afin d'y observer le cadran de sa montre qui indique à présent 20h30.Une fois sa manche remise en place, Elliot s'avance vers les trois marches menant à la porte d'entrée, il les gravit, hésite l'espace d'une fraction de seconde et finalement cogne trois coups sur l'épaisse porte en bois. Il attend mais, au bout d'une minute, il n'a toujours pas eu de réponse. Ne sachant que faire, il appelle Fin tout en continuant de frapper à sa porte.


Elliot : Fin, tu es là ? C'est Elliot, il faut que je te parle ! Répond bon sang !


Mais toutes ses tentatives sont vaines : il n'obtient toujours aucune réponse. Résigné, il décide de faire demi-tour mais, au moment où il détourne son regard de la porte, son attention est retenue par un bout de papier qui traine sur le paillasson. Il se penche et le ramasse. Il l'ouvre et reconnait l'écriture un peu brouillon de Fin. C'est un mot s'adressé à son fils Ken. On peut y lire :


Je suis désolé Ken mais je ne serais surement pas là ce soir. Je suis au Manhattan Café. La clé est sous le paillasson et il reste de la pizza dans le frigo.


Elliot replie le bout de papier qu'il remet à l'endroit même où il l'a trouvé. Puis il fait demi-tour et rejoint sa voiture. Il rallume le contact et prend la direction du Manhattan Café, l'endroit indiqué sur le message.

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 11:56

Modifié le mercredi 05 août 2009 09:42